Insécurisé généralisée au Mali : 17 attaques en tous genres, une vingtaine de morts, une infiltration terroriste et zéro sanction
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Les Maliens, téléguidés par leurs gouvernants, ont tous oublié l’essentiel : le danger qui guette notre pays et qui s’appelle terrorisme. La peur, la frayeur et l’absence de l’Etat ont donné place aux terroristes qui, en groupes de centaines, ont infiltré toutes les villes maliennes. Et ce sont les services de renseignements du Mali qui ont classé certains quartiers de Bamako «quartiers suspects». Autrement dit, le danger est parmi nous.

De janvier 2015 à nos jours, on dénombre une quinzaine d’attentats, d’attaques, d’explosions… Le sang des innocents a coulé et continue de couler, alors que le «Général du bois» dort tranquillement à Bamako, avec les directeurs de police, des gendarmes et autres forces chargées de la sécurité de notre pays. Rien n’a changé en termes dictés par les autorités ; les nids des terroristes se développent à longueur de journée. Les nouveaux comportements que les Maliens doivent adopter, se font rares, alors qu’il doit y avoir des sanctions face à des manquements sur les routes et dans les services.

Les Maliens se croient dans un pays stable et tranquille, alors que les terroristes sont partout et ils peuvent frapper à n’importe quel moment et n’importe comment. Comme ils le font à Gao, il s’agit de lancer des roquettes à partir de 20 Km du centre-ville, d’attaquer des convois, de poser des mines… Bamako et nos villes ne sont pas à l’abri, avec tout ce qu’on voit actuellement. Imaginez, depuis l’attentat à «La Terrasse», aucune réunion importante ne se tient à Bamako.

Illustration, le Fmi qui devrait être au Mali, a demandé à notre pays de faire le déplacement. Des sociétés et organismes sous-régionaux qui venaient régulièrement à Bamako pour les réunions mensuelles ou hebdomadaires ont presque abandonné notre pays. Les Maliens qui sont dans ces structures, font la navette entre Ouaga, Abidjan et Dakar. Même les travailleurs de la Minusma ont déclaré le Mali «pays non family», c'est-à-dire personne ne doit venir ici avec sa famille, mais seul. Tous les deux mois, les agents de la Minusma ont chacun un congé pour aller voir leurs parents, avant de revenir.

Aujourd’hui, les Maliens ne voient plus d’actes concrets. Alors, le président IBK doit savoir que nos concitoyens ne vont pas le juger sur le plan économique ou de développement, mais sécuritaire. Sous d’autres cieux, au lendemain des actes auxquels nous assistons au quotidien, des responsables seraient sanctionnés. Mais ici, on nous sort des discours, de la rhétorique avec des séminaires en promettant des plans et des mesures que personne ne voit. Les gens de la sécurité, pour ne pas dire les patrouilleurs de Bamako, sont toujours sous les lampadaires de la capitale, alors que les bandits sont dans les environs.

Pis, des policiers vendent leur carburant de patrouille, pour en demander après aux populations. Des militaires vendent leurs armes et munitions, pour après fuir. Et l’Etat ne prend aucune sanction. Personne ne viendra faire le Mali à la place des Maliens. Dans ce cafouillage, l’Etat, au lieu de faire face à la réalité, à l’insécurité en traquant les bandits, joue au folklore en bernant nos populations avec un accord que lui-même conteste, selon le ministre des Affaires étrangères. Lequel brandit maintenant 12 pages de propositions de l’Etat malien non prises en compte. Au lieu de demander aux Maliens de sortir pour soutenir l’accord dont le contenu est totalement ignoré par ces mêmes populations, il faudra leur tenir le langage de la vérité, le langage de l’avenir, le langage d’un vrai responsable.

L’accord n’est pas synonyme de paix, mais la paix s’acquiert de jour en jour ; c’est une quête perpétuelle. Une aspiration de tous les jours. Parce qu’après, les populations sauront la vérité. Autant donc la leur dire avant qu’il ne soit trop tard. Tout le Mali parle de l’accord, alors que personne ne dort en sécurité. Comme l’a dit le chanteur, «tout peut arriver» car les terroristes sont dans notre Cité.

Le hic dans cette histoire, c’est que les maisons des ministres, députés, cadres de l’Etat et autres personnalités sont bien gardées, pendant que le peuple doit se débrouiller. Cela nous rappelle cette citation de Gilles Deleuze, un philosophe français : «Être de gauche, c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi-même. Être de droite, c’est l’inverse». Que Dieu sauve le Mali !

Kassim TRAORE

Source: Le Reporter

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