Attaque de Misséni : les assaillants sont venus du Burkina Faso
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Misséni, localité située dans le cercle de Kadiolo (région de Sikasso), a été attaquée par des barbus. Pur le maire de la commune rurale de Misséni, Nampaga Coulibaly, ce sont des jihadistes qui ont attaqué sa localité (à la frontière avec la Côte d’Ivoire dans le cercle de Kadiolo), tôt mercredi matin 10 juin 2015 matin.

Après leur forfait ils ont quitté la ville. Selon nos sources, ils ont même prié avant de quitter Misséni. «Il était 2 heures du matin quand ils ont garé leurs motos à l’entrée de la ville. Ils étaient environ une quarantaine à faire le tour de la ville. C’est après qu’ils ont attaqué les postes militaires et de sécurité de Misséni. Ils avaient des armes lourdes», nous a confié Bina Touré du mouvement de la jeunesse de Misséni que nous avons joint au téléphone.

Toute la localité a entendu des cris : «Allahou Akbar ! Allahou Akbar !...». Deux drapeaux aux couleurs d'Ansar Eddine (sur lesquels il était écrit : Ansar Eddine du Sud : nous allons revenir) ont été retrouvés sur les lieux. Ils ont implanté un drapeau à la place de celui du Mali à la Place de l’indépendance de Misséni et un autre au poste de contrôle attaqué. Aussi, des drapeaux noirs ont été implantés partout dans la ville. Malheureusement, un gendarme malien a été tué et il y a aussi des blessés. Des dégâts matériels ont été aussi enregistrés : des motos de policiers ont été brûlées ; des bâtiments qui arboraient le drapeau malien ont été saccagés ainsi que des dépôts de carburant et des boutiques.

De 2 heures à 4 heures du matin, ils étaient encore dans la ville, faisant des tirs de sommation et criant : «Allahou Akbar ! Allahou Akbar !». L’attaque de cette localité a été une grosse surprise pour ses habitants, car personne à Misséni, chef-lieu d’arrondissement situé à la frontière ivoirienne, ne pouvait l’imaginer.

Mais qui sont ces jihadistes ? Pour le moment, c’est la question qui n’a pas de réponse, puisqu’ils n’ont pas été identifiés et l’attaque n’a pas été pour le moment revendiquée. S’agit-il des jihadistes maliens qui sont au Nord du pays ? Ou seraient-ils des éléments de Boko Haram ? En tout cas, ce qui est sûr, c’est que cette attaque intervient dans cette partie du Mali après que les autorités ivoiriennes ont déjoué une tentative d’attaque du groupe islamiste Boko Haram sur leur territoire, il y a deux semaines.

Mieux, les habitants de Misséni ont fait savoir que les assaillants sont venus du Burkina Faso, d’autant plus qu’ils sont passés par la frontière vers Hérémakono pour venir en petits groupes. Et ce n’est pas sûr que ça soit des islamistes, bien qu’ils aient utilisé leur mode opératoire. «Même avec le drapeau noir d’Ansar Eddine avec l’écriture en arabe, rien ne prouve que ce soient des jihadistes parce que la façon dont ils ont prié aussi n’est pas la même. Je ne suis pas sûr que ce soient eux, mais on peut attendre aussi. En tout cas, il n’y aucun doute, ils sont venus du Burkina Faso. Beaucoup de personnes ont constaté leur passage de Hérémakono à Zégoua, en passant par Loulouni et Misséni. Ils sont venus du Burkina Faso», nous a confié un habitant de Misséni. Cela reste plausible d’autant que les éléments de la Cma qui ont attaqué N’Tellit et Tessit sont aussi venus du Burkina Faso. Ils y sont revenus avec 19 soldats maliens qu’ils ont fait prisonniers, selon nos sources.

Sinaly KEÏTA

Source: Le Reporter

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