Fatoumata Diawara : «Je dédie cette médaille à la jeunesse africaine»
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«Les mots me manquent car ça fait deux mois que j’ai été informée que j’allais être lauréate de l’insigne de l’Ordre national des arts et des lettres. C’est un honneur et une immense joie pour moi, je remercie tous ceux qui m’ont aidée afin de parvenir à cette distinction française, notamment Alioune Ifra N’Diaye qui m’a encadrée et aidée à aller en France pour la première fois, mes parents (ma mère et père) qui sont parmi nous ce soir. Cette médaille est pour la jeunesse africaine, je la dédie aux jeunes africains. Nous devrons nous lever, nous battre et faire face aux défis du monde. Nous ne devons pas accepter que les gens viennent nous imposer leur langue, leur mode de vie… Nous devons rester nous-mêmes avec nos valeurs et tôt au tard nous aurons notre mot à dire dans le concert des grandes Nations de notre planète. Seule la jeunesse peut changer l’avenir du continent, mais une jeunesse consciente responsable et engagée, comme nous l’a démontré celle du Burkina Faso. Je demande aux Maliens de diminuer les critiques envers notre président de la République. Je ne le connais pas, mais les critiques vont l’affaiblir, alors qu’il a besoin du soutien de tout le monde pour construire le pays. Ce qui nous est arrivé, on doit l’éviter en posant des actes qui vont nous mettre au-dessus des autres. C’est main dans la main qu’on pourra réussir. Cette médaille est un nouveau départ pour ma carrière et je dois tout faire pour mériter la confiance des gens. Je remercie la France qui m’a adoptée étant très petite ; je remercie tout le monde, mon père, ma mère…».

Alioune Ifra N’Diaye salue la médaille Fatou

«Ce jeudi 11 décembre 2014, à la résidence de l'Ambassadeur de France au Mali, Fatoumata Diawara a été élevée au rang de Chevalier des arts et lettres de la République française. Elle rejoint ainsi Georges Clooney, Marion Cotillard… Je suis particulièrement fier de cette distinction parce que Fatoumata Diawara fait partie de mon histoire professionnelle. Elle a été à la hauteur des risques pour elle. Merci à toi, Fatou, de nous avoir rendu hommage, à Jean-Louis Sagot-Duvauroux et à moi-même. Merci à la France de continuer à reconnaître nos talents. Peut-être que notre pays fera de même et réduira ainsi les reconnaissances à titre posthume. Fatoumata Diawara est aussi le fruit de l’encadrement d’une cinquantaine de jeunes formés à Blonba parmi lesquels, on peut citer Maciré, Mathiny Traoré... Ils sont tous des meilleurs dans leurs domaines respectifs».

Le Reporter Mag

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