À fleur de vérité : Il commence à «crâner» !
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Mon cousin se paie nos têtes, enfin, celles des Maliens. C’est mon collaborateur, Boubacar Sow, qui l’affirme. Il a peut-être raison. Mais je ne vois pas les choses de cette façon. Il me semble qu’il a des comportements difficiles à décrypter et qui offensent souvent certaines valeurs morales.

On aurait dit qu’il est par moments distrait ou inattentif. Oui, on ne peut pas vouloir se débarrasser de gens supposés «souillés» et aimer les fréquenter, même si c’est par personne interposée. Or, un proverbe dit : «Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es».

On a vu mon cousin s’accompagner de personnes proches du fils Kagnassy. Ce dernier, bien que demeurant un bras financier pour mon cousin, a été «largué» quand a éclaté le scandale relatif à la surfacturation des marchés d’équipements militaires. Mon cousin garde toujours ce monsieur dans son antichambre. N’en déplaise aux Maliens !

Au-delà de ce constat, il y a une chose qui m’interloque beaucoup chez mon cousin adoré. Il commence à «crâner». Bon, pour parler un peu correctement, il commence à se donner des airs supérieurs. Il regarde de haut ses compatriotes. Vous savez qu’il ne donne plus la main à ses compatriotes quand bien même il le fait avec d’autres personnes, peut-être, propres ou épargnées par la maladie à virus Ebola. Mesure de prévention, peut-être !

Je vais vous raconter son dernier fait d’armes. Je peux comprendre que mon cousin dédaigne la presse, mais jamais à ce point. À l’occasion de la fête anniversaire de l’armée malienne, à Kati, mon cousin a tout simplement humilié les journalistes. Il leur a indiqué la porte parce qu’il s’incommodait de les entendre parler. Oui, lui, il a horreur du bruit. «Respectons-nous !» s’étaient entendu dire mes confrères, alors qu’ils se démêlaient tout simplement pour pouvoir faire son interview.

Tenez-le pour dit, chers confrères, devant mon cousin, vous devez demeurer muets comme des carpes. Autrement, il va vous toiser. Parce que le «Mandé Mansa» tient plus à sa tranquillité et à son confort qu’à la prunelle de ses yeux. Il est singulier, mon cousin.

Issiaka SISSOKO

Source: Le Reporter

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