Le Mot de la Semaine : PARAPHE
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Jamais un mot n’aura suscité autant d’espoir et de relatif consensus dans l’histoire récente de la jeune République du Mali. Jamais notre Peuple n’aura attendu l’avènement d’un mot que celui de : PARAPHE soit après 55 ans de rébellion si on considère que la première prise d’arme des touareg intervint juste trois ans après l’indépendance en 1963. Et dire que le Paraphe n’est que l’apposition de ses initiales sur un document pour signifier qu’on l’a lu et que la signature proprement dite interviendra après. N’ont-ils pas lu le document ou confondent-ils paraphe à signature ?

Le mot PARAPHE aura non seulement enrichi le lexique français de nos élèves et étudiants, mais aussi permis de révéler au grand jour la vison séparatiste du MNLA, HCUA et du MAA qui jusqu’ici refusent de parapher le projet d’accord d’Alger continuant contre toute attente à revendiquer l’autonomie et l’indépendance d’une entité se réclamant AZAWAD.

Après plus de huit mois de pourparlers entre le Gouvernement du Mali et les groupes armés du nord sous l’égide de la communauté internationale, un document dit Accord de paix et de réconciliation, vient d’être paraphé à Alger. Ce document, objet de dissensions entre d’une part, le gouvernement et une partie des groupes armés réunie au sein de la CMA, et entre le gouvernement et l’Opposition d’autre part, a eu l’avantage de préserver l’intégrité territoriale, la forme républicaine et laïque. Toutes choses sacrées pour les autorités et même du citoyen lambda.

En effet, au moment où la communauté internationale s’apprêtait à être témoin de l’historique signature au Mali des accords de paix, les enfants gâtés de la République se sont adonnés à leur jeu favori : rouler tout un Peuple dans la farine, en refusant de parapher le document sous le prétexte fallacieux de concerter leur base. Quelle base et quelle fuite en avant ? Quant on sait que la base que le MNLA et ses affidés sont en train de défendre, n’est rien d’autre qu’une base fantôme. La raison du refus de parapher est à chercher du côté de Iyad Ag Aly qui, mécontent de n’avoir pas obtenu l’indépendance ou tout au moins l’autonomie, menace les responsables de la CMA, manipule la population et crée une véritable chienlit. Ainsi pour montrer leur désaccord à la communauté internationale, ils procèdent depuis quelques jours par des tirs d’obus sur les camps de la MINUSMA et des forces Barkhane, si ce n ‘est à Bamako qu’ils commettent des attenants.

En conclave depuis le 10 Mars à Kidal fief des groupes rebelles, ils n’arrivent toujours pas à se décider à parapher le document, malgré l’appel lancé par leur soutien, le gouvernement français et la communauté internationale. Cet Accord, de l’avis des experts est sensé avoir pris en compte les préoccupations de toutes les parties.

Vont-ils continuer à se jouer de tout le monde ? Jusqu’où iront-ils ? Quelle va être l’attitude de la France et de tous les autres partenaires de la paix comme l’Algérie l’UA et la CEDEAO  s’ils refusaient de parapher le document? Une série de questions que se posent les adeptes de la paix.

Il est à rappeler que les partenaires politiques et financiers ont consenti d’énormes sacrifices pour que la paix revienne dans le septentrion du Mali. Donc les groupes armés rebelles ont une occasion idoine de parapher les textes de l’accord pour sortir de ce cycle infernal de violence qui a longtemps endeuillé le nord et intégrer la RESPUBLICA.

Youssouf Sissoko

source:Infosept

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