À fleur de vérité : Confession
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«Je ne vous comprends pas mes chers compatriotes. Vous m’avez voté à plus de 77%. Maintenant, vous voulez troubler ma tranquillité. Comme si je vous avais fait la pire des trahisons. Qu’est-ce que je vous ai fait ? Vous m’avez fait confiance, je n’en espérais pas autant de vous ! Lequel d’entre vous peut dire qu’il ne me connaissait pas avant de voter pour moi ! C’est moi, le bourgeois, je vous l’ai dit il y a plusieurs décennies. Alors, pourquoi vous étonnez-vous de me voir mener une vie conforme à mon standing ? Ou bien êtes-vous gagnés par le hassidiya ?

J’ai toujours eu, c’est dans mes gènes, un goût démesurément exagéré pour les belles choses. Même si, moi-même, je ne suis pas beau. Mon épouse, non plus. Au moins, mon couple est bien assorti de ce point de vue. J’ai donc une juste appréciation et une pleine mesure des choses.

Si j’aime les choses singulières et distinguées, souffrez que je puisse m’acheter un avion ;  me faire une jolie résidence ; m’offrir un jacuzzi, et même un sauna ! Après tout, l’argent ainsi dépensé dans mon confort aura servi à restaurer votre honneur et votre dignité de Maliens. Parce que, mine de rien, vous avez un chef dont les pairs ne pourraient pas se moquer. Même si les pouvoirs d’achat de leurs compatriotes sont supérieurs aux vôtres. C’est le prix à payer pour m’avoir comme chef. De toutes les façons, j’ai déjà eu ce que je voulais. Advienne que pourra».

C’était la confession de mon cousin. On ne se voit pas, mais on se parle… Moralité : pour rester assis à ne rien faire, il vaut mieux être très haut placé...

Issiaka SISSOKO

Source: Le Reporter

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