Edito: Nous pas bouger!
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Les tractations pour amener la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) à parapher l’Accord de paix et de réconciliation proposé par la médiation internationale ont vraisemblablement échoué.

En effet, l’Algérie, chef de file de la médiation, avait informé les autorités maliennes de l’organisation d’une cérémonie de paraphe par la CMA le 15 avril. Cette date n’a point été respectée. Après, celle du samedi 18 avril avait été retenue. Là également, rien n’a été possible.

C’est que la CMA joue au dilatoire, à la surenchère, et continue de défier la communauté internationale, en rejetant sa proposition, que le Mali a accepté malgré les mille et une réserves du gouvernement.

Le premier responsable de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéïta, a publiquement reconnu que l’Accord n’est pas parfait mais, qu’au nom de la réconciliation nationale, le pouvoir a cédé sur certains points, puisqu’il s’agissait de négocier.

Cette vision de l’Etat, cette approche j’allais dire, est mal reçue par la CMA, qui réclame de nouveau l’ouverture de négociations sur un document déjà paraphé, à la fois par l’Etat du Mali et les autres mouvements armés, réunis au sein de la Plateforme d’Alger.

Nous pas bouger! Pour reprendre les mots du célèbre musicien malien Salif Kéïta. Le gouvernement Modibo Kéïta ne doit jamais accepter une quelconque réouverture des discussions sur ce dossier. Les négociations sont terminées.

Le Mali a beaucoup donné. La communauté internationale lui a fait avaler des couleuvres. Ça suffit. Trop, c’est trop. Après tout ce que le pays a toléré, la CMA entend nous amener à lui accorder encore des avantages, à faire des concessions inacceptables, inadmissibles, puisqu’il s’agit d’une hypothétique indépendance ou autonomie.

Les Maliens doivent, aujourd’hui plus qu’hier, parler d’une même voix, pour défendre la patrie, pour mener la bataille de l’avenir, la bataille du souvenir, pour un Mali un et indivisible.

Nous pas bouger! Advienne que pourra. Aucune pression, d’où qu’elle vienne, ne doit conduire nos autorités à l’ouverture d’un nouveau round de négociations. Nous pas bouger! Le document est à prendre en l’état ou à laisser.

La première hypothèse sera la meilleure pour toutes les parties, parce qu’une éventuelle reprise des discussions constituerait à l’ouverture d’une boite de Pandore.

Alors, que la sagesse prévale du côté de la CMA, que la communauté internationale s’assume et que l’Etat du Mali respecte ses engagements.

Chahana Takiou

 

Source: 22 Septembre

 

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