À fleur de vérité :Je l’aime, mon cousin
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C’est vrai, il m’arrive d’être dur dans les propos avec mon couin. C’est une marque d’amour. Je veux l’aider à se bonifier, à prendre conscience que ses compatriotes ne l’ont pas élu pour le voir dormir à poings fermés dans son palais à Sébénicoro. Il paraît que tu es un couche-tard et un lève-tard. Alors, les rebelles pourraient venir nous tuer tous pendant que tu dors. Quel chef !

Cousin, si je t’égratigne, c’est parce que je t’adore. Si je te dis des choses désagréables, c’est parce que tu es un homme très important qui, à défaut d’être parfait-la perfection est divine-, devrait donner le bon exemple à ses compatriotes.

Alors, je peux comprendre que tu manques d’autorité sur notre fiston, parce qu’il sait par quel bout te prendre. Au moins, tu devrais éviter de t’en ouvrir aux Maliens, car en le faisant, ils perdent tout espoir en tes capacités à mener le bateau Mali à bon port. Or, le désespoir peut conduire à l’irréparable.

Un chef qui manque d’autorité, ou se donne un semblant d’autorité, se fait trimbaler par la barbichette. Et puis, quelqu’un d’émotif est bien incapable de fermeté dans ses attitudes. Il a propension à pleurer toutes les larmes de son corps face à la première épreuve.

Bon, c’est vrai que tu ne pleures pas la mort des Maliens. Mais tu es prompt à le faire quand il s’agit de la mort d’un Français. C’est normal, tu es un Français à la peau basanée. Je me suis fait dire que tu as meilleure mine depuis ton dernier voyage sur Paris. Pourvu que ça dure !

Un conseil, essaie d’arborer souvent de gros sourires. Mais ne ris pas aux éclats, parce que ce n’est pas forcément joli de voir ta bouche se fendre jusqu’à tes oreilles ! Malgré tout, je t’aime à mourir…

Issiaka SISSOKO

Source: Le Reporter

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