Crimes de guerre et crimes contre l’humanité : 33 victimes de Tombouctou et 7 associations portent plainte contre 15 auteurs présumés
Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Sept organisations de défense des droits de l’homme ont déposé le 6 mars 2015, auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de la Commune III du District de Bamako, une plainte avec constitution de partie civile au nom de 33 victimes des crimes internationaux. Ces crimes ont été commis lors de l’occupation de Tombouctou par les groupes armés entre 2012 et 2013. Cette plainte vise 15 auteurs présumés de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Les sept organisations qui ont déposé cette plainte sont la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (Fidh), l’Association malienne des droits de l’homme (Amdh), Wildaf, l’Association Dèmè So, l’Association des juristes maliennes (Ajm), le Collectif cri de cœur et le Réseau régional des associations des victimes des événements du Nord (2R-Aven).

L’information a été donnée par les responsables de ces sept organisations, à savoir Moctar Mariko, président de l’Amdh ; Florent Geel, directeur du bureau Afrique-Fidh ; Bintou Founé Samaké, présidente de Wildaf et Clémence Bectarte, coordinatrice de Gaj-Fidh. C’était le vendredi 6 mars 2015 au siège de l’Amdh.

Selon ces organisations, 4 mois après avoir déposé une première plainte qui concernait des viols et violences sexuelles perpétrés lors de l’occupation du Nord, elles ont souhaité, à travers cette 2ème plainte, adresser un message fort aux autorités politiques et judiciaires maliennes, au nom des 33 victimes de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis au Nord. Les conférenciers ont déclaré que la justice doit s’emparer de ces plaintes avec célérité et engager, au plus vite, des enquêtes afin d’établir les responsabilités et rendre justice aux victimes.

À en croire les conférenciers, dans le cadre d’une mission d’enquête internationale de la Fidh et de l’Amdh à Tombouctou, menée du 23 février au 2 mars 2015, une cinquantaine de témoignages de victimes et témoins d’actes de tortures, viols et violences sexuelles et de privations graves de liberté, ont été recueillis. Cette mission, diront-ils, ont également permis de recueillir des éléments de preuves matérielles qui ont été transmis à la justice malienne en appui à la plainte déposée ce jour, mettant en cause de manière précise et circonstanciée tant les commanditaires que les auteurs directs des crimes perpétrés.

Par ailleurs, les conférenciers ont déploré le fait que les charges retenues jusqu’à présent par le tribunal de la première instance de la Commune III du District de Bamako, portent quasi-exclusivement sur des faits de terrorisme ou d’associations de malfaiteurs, excluant les violations des droits humains perpétrées.

Diango COULIBALY

 

Source: Le Reporter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

KIOSQUE JOURNAUX
(Sélectionnez un journal pour afficher les articles)

Restez connecté

You are here: