Sada Samaké : l’inefficace «général du bois»
Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Depuis son arrivée au département de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Samaké ressemble étrangement à un oiseau déplumé. Il promettait pourtant et défendait farouchement ses exploits et les efforts qu’il s’apprêtait à mettre en place.

Un projet qu’il a défendu face aux honorables députés à l’Assemblée nationale dont certains n’y croyaient pas un mot. À la lumière de tout ce qui se passe dans notre capitale, l’attaque du général Meydou jusque chez lui, les braquages incessants…, Sada Samaké semble dépassé par les événements.

Le Robin des bois, pardon, celui qui sort du bois, devrait avoir l’humilité de reconnaître sa défaillance. Ce qui devrait d’ailleurs lui donner plus d’estime que de rester à un poste où il n’est d’aucune utilité. Impossible, parce qu’au Mali, personne ne décide de lui-même de rendre le tablier, à moins qu’il n’y soit contraint.

Au demeurant, tout homme respectable déciderait de lui-même de «foutre le camp», quand il s’aperçoit que ses efforts se révèlent vains ou sont contrariés par ses subalternes. Nous avons tous vu, quand le général Sada Samaké remontait dans le temps afin de prouver qu’il n’a pas usurpé son statut et son grade de général. D’accord, vous méritez votre statut actuel.

Mais, ministre devenu, «général du bois», après plusieurs mois de fonction, aucun résultat tangible n’est à votre actif. Au contraire, ce qui ne se passait pas dans le temps devient une réalité dans le quotidien des Maliens. La tuerie de la nuit du 6 au 7 mars 2015, en plein centre-ville, en est une parfaite illustration.

«Général du bois», la sécurité des Maliens n’a nullement connu amélioration. La police ne fait qu’escroquer les paisibles citoyens. Posez-vous simplement les questions suivantes : pourquoi aujourd’hui les voleurs ne sont plus remis à la police, une fois arrêtés, et pourquoi les gens préfèrent les abattre comme des chiens ?

«Général du bois», quand on sort du bois (à moins que ce ne soit la faim qui nous y contraint), on se donne le temps de renouer avec le sens de la réalité !

Gabriel TIENOU/Stagiaire

Source : Le Reporter

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

KIOSQUE JOURNAUX
(Sélectionnez un journal pour afficher les articles)

Restez connecté

You are here: