Al-Mourabitoune de Belmokhtar revendique l'attaque contre l'aéroport de Gao
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La Mission de l'ONU au Mali a essuyé des dégâts matériels dans

l'attentat.@ AFP

Le groupe jihadiste Al-Mourabitoune a revendiqué l’attaque de ce mardi contre l’aéroport de Gao, dans le nord du Mali.

L’aéroport qui fait partie des lieux « les plus sécurisés » de Gao et qui abrite « le plus grand regroupement de croisés » a été attaqué « vers 18h 30 », a affirmé un communiqué du groupe jihadiste.

Les combattants d’Al-Mourabitoune « ont pu percer le fort de l’ennemi » dans une opération que le groupe dirigé par Mokhtar bel-Mokhtar a baptisée « opération de sécurité spéciale».
Al-Mourbitoune, katiba d’AQMI, Al-Qaïda au Maghreb Islamique, a émis son communiqué vers 21 h en indiquant que « les combats se poursuivent » et qu’ils ont créé « la peur des dans les rangs des croisés ».

L'attaque aurait seulement fait des dégâts matériels et entraîné la mort de l'assaillant. "Au moins un kamikaze a été tué après l'explosion de son véhicule sur la route de l'aéroport de Gao", a indiqué une source de sécurité au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), déployée dans le secteur, soulignant que la déflagration avait provoqué "un énorme bruit". "Les Casques bleus se sont tout de suite mis en position d'attaque . On ne compte pas de victimes parmi les Casques bleus ou les soldats maliens dont le camp est situé non loin du lieu de l'attaque", a-t-on précisé. Une source militaire malienne a confirmé l'information. "Un terroriste a fait exploser sa voiture non loin de notre camp. Il est mort sur le coup", a affirmé cette source.

Situation encore instable. En octobre, un kamikaze a péri en activant l'explosif qu'il portait sur lui au passage d'une patrouille de Casques bleus suédois à Tombouctou (nord-ouest), sans faire de blessé. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les djihadistes, dont l'application accumule les retards.

Par ailleurs, un groupe armé pro-gouvernemental, le Groupe d'autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia) a affirmé avoir perdu mercredi cinq combattants dans l'explosion d'une mine à Adjelal, tandis que l'armée malienne déplorait deux morts au cours d'une embuscade lundi près de Gao.

Belmokhtar tué dans une frappe aérienne ?

La tentative d'attentat suicide visant mardi soir l'aéroport de Gao, principale ville du nord du Mali, s'était soldée par la mort de son auteur, sans autre victime, selon des sources au sein de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) et de l'armée malienne. La Minusma a publié mercredi des photos montrant des dommages matériels sur ses préfabriqués à l'aéroport de Gao, précisant que l'attaque suicide s'était produite vers 18 heures GMT (19 heures en France).

Mokhtar Belmokhtar, un des djihadistes les plus redoutés du Sahel, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) depuis un an, donné pour mort à de multiples reprises, aurait péri dans une frappe aérienne française en Libye en novembre, avec le concours des services de renseignement américains, a affirmé lundi un responsable américain.

Par Rédaction Europe1.fr avec AFP

 

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