Etats généraux de la culture : La culture, un levier pour la paix et le développement
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Faire de la Culture, un levier pour la paix, le dévéloppement et la réconciliation au Mali, tel était l’objectif de l’Atelier sur les Etats Généraux de la Culture, organisé par le Ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, en parténariat avec l’ONG Promédiation et le bureau de l’UNESCO au Mali.

La cérémonie d’ouverture a eu lieu jeudi dernier dans la salle Fanta Damba N°2 du Centre International de Conférences de Bamako. Elle était présidés par la Ministre Mme N’Diaye Ramatoulaye Diallo, accompagnée de ses homologues Hamadoun Konaté, de la Solidarité, de l’Action Humanitaire et de la Reconstruction du Nord, Thierno Amadou Oumar Hass Diallo, des Affaires Religieuses et du Culte, Mme Diarra Racky Talla, du Travail, de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et des Relations avec les Institutions et Mohamed Ali Bathily, des Domaines de l’Etat. Etaient aussi présents au rendez-vous les partenaires au développement et les acteurs culturels et leurs collaborateurs. Après l’observation d’une minute de silence en mémoire des artistes disparus cette année, Mme la Ministre de la Culture a commencé son allocution en citant un penseur chinois. «Si un Etat chute politiquement, il pourra se redresser, si un Etat chute économiquement, il poura se redresser, mais si un Etat chute culturellement, c’est la dérive totale».

Elle se référait ainsi à la situation de notre pays, pour affirmer le rôle que joue la culture dans le processus de restauration de la paix et la poursuite du développement. La crise a négativement marqué notre pays, dans tous les domaines du développement, et seule la culture peut nous servir de repére pour repartir sur de bonnes bases, afin de booster notre économie.

Mme la Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme dira, par ailleurs, qu’il a été inscrit dans l’agenda de son département, un programme de retour aux sources, afin que celui-ci puisse servir de levier pour la paix et le développement économique et social. La situation actuelle du Mali commande certainement cette vision du rôle de la culture, a-t-elle affirmé.

«Tout comme le contexte de l’époque a commandé à la 1ère République de se fixer comme objectif d’assurer l’affirmation de notre identité sur la scène internationale et la consolidation de l’Etat nation, et à la 2ème République de mettre l’accent sur le développement institutionnel des structures de la culture. C’est donc logiquement qu’après les événements de Mars 1991 les autorités de la 3ème République ont inscrit la politique culturelle dans la mouvence de la démocratie et de la décentralisation» a déclaré Mme N’Diaye.

Quant au représentant de l’ONG Promediation, Eric Blonchot, il s’est dit impressionné par la richesse de la culture malienne, avant de saluer l’opportunité de réconcilier à travers la culture. Pour Lazare Elondou Assono, chef du Bureau de l’UNESCO au Mali, cet atelier s’inscrit dans la logique de l’agenda post 2015 des Objectifs du Millénaire de l’ONU.

Selon Dr Oumar Keita, représentant permanent du Mali auprès de l’UNESCO, c’est une opportunité historique d’intégrer la culture au processus de réconciliation et un formidable foyer d’intégration sociale. Pendant 2 jours, les participants à l’atelier se sont familliarisés avec des thématiques traitant de la culture comme facteur de réconciliation, paix et développement.

Mohamed N. Kéita

 

Source: 22 Septembre

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