Insécurité galopante : Nos incompétents porte-galons Sada Samaké et Hamidou Kansaye
Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Le banditisme de haut vol a atteint des sommités dans nos villes et compagnes et relève désormais de la banalité, puisque les autorités essaient d'expliquer la recrudescence du grand banditisme actuel à Bamako et dans nos campagnes par la situation du septentrion. La crise du Nord a peut-être son mot à dire, mais n'explique pas tout encore moins d'en excuser ou de servir de prétexte. Notre ministre de la Sécurité intérieure est d'une incompétence sans commune mesure. Il était Colonel au moment de l'accession d'IBK à la Magistrature suprême. Comme pour se venger d'ATT qui, durant tout son mandat, l'a maintenu à ce grade, IBK le bombarde Général de division et le nomme ministre.

Sada dira qu'il a été 17 ans durant colonel. Et après ?

La valeur d'un soldat ne réside dans les galons. Le bâtisseur du Ghana moderne Rawlings est resté Capitaine et pourtant, il est aimé et respecté dans le monde entier. Thomas Sankara est mort Capitaine, mais son nom a traversé les continents. Les autorités maliennes peuvent continuer à distribuer les galons comme bon leur semble, mais la respectabilité s’acquiert autrement. Un bon Caporal coordonnerait mieux aujourd'hui notre sécurité nationale que le Général Sada Samaké. Les faits sont têtus. Un ministre doit être un coordinateur, un meneur d'hommes. Sada, lui, n'a pas fini de savourer sa vengeance sur ATT. La sécurité des Maliens attendra.

Le Directeur général de la police nationale

Hamidou Kansaye, cet autre général dirige la police nationale. À un moment donné, il a su jouer son cirque. Des naïfs émotifs le crurent intègre. Hamidou Kansaye est depuis peu cité dans une affaire de vol de voiture. Un directeur de police doit être quelqu'un au-dessus de tout soupçon. Hélas. Il aurait dû se démettre ou à défaut, IBK aurait dû le démettre. Malheureusement au Mali, c'est le culte de la médiocrité. Le peuple attend de l'exemplarité pour un directeur de police nationale. En Guinée-Conakry voisine, un haut fonctionnaire du ministère des Finances, l’ex-ministre des Sports, la directrice du Trésor, viennent d’être assassinés pour leur voiture. Nul n'est à l'abri. Au Mali, Dieu merci, nous avons la meilleure police de la sous-région. Mais, cette police a 2 handicaps.

D’abord, l'absence de leadership au niveau de la hiérarchie et d'une véritable organisation du travail. Ensuite, une justice trop corrompue. Les policiers se plaignent tous les jours souvent à la télé que nos braves magistrats libèrent les pires criminels. Nous savons tous qu'ils sont libérés à coup d'espèces sonnantes et trébuchantes. IBK doit enfin se réveiller pour insuffler le dynamisme manquant afin de mettre définitivement nos magistrats sur les rails. Ils ne viennent pas de la planète Mars, ces magistrats-là. Il est vraiment temps que nos magistrats soient dignes de leur mission.

Les recettes pour construire un Mali juste et équitable sont connues. La soude caustique. C'est la volonté politique qui fait défaut. Mais, pour rendre les autres honnêtes, il faut soit même être honnête. Toute l'équation est là. Au Mali de «la famille d'abord», des surfacturations à coup de milliards, d'agent consulaire Mamadou Diarra condamné à perpétuité, mais toujours agent public, le grand banditisme a de beaux jours devant lui. Le grand banditisme n'est que l'une des résultantes de la criminalité à col blanc. Ceux et celles qui ont eu le privilège d'étudier à bonne école les sciences criminelles le savent très bien. Que Dieu nous en préserve !

Boubacar SOW

boubacarsow@hotmail.Fr

Source: Le Reporter

KIOSQUE JOURNAUX
(Sélectionnez un journal pour afficher les articles)

Restez connecté

You are here: