Assemblée générale extraordinaire de Cri de cœur : Baliser le terrain pour mieux appréhender les futurs défis
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Le Collectif Cri de cœur a tenu sa première assemblée générale extraordinaire le samedi 9 mai 2015. C’était à son siège sis à Niamakoro-Cité Unicef (en face de la Cité des Enfants). La cérémonie d’ouverture était présidée par Youssouf Diagne, Conseiller technique au ministère de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction des régions du Nord. Cette assemblée générale a été une nécessité en cette période charnière dans la vie de cette organisation humanitaire lancée en avril 2012, alors que les deux tiers du pays tombaient sous la main des terroristes et des narcotrafiquants.

«La tenue de cette assemblée générale extraordinaire intervient dans un contexte particulier», a rappelé le président du Collectif Cri de cœur (CCC), Almahady Moustapha Cissé, dans son mot de bienvenue. En effet, cette rencontre décisive dans la vie de cette organisation a lieu à «une semaine, jour pour jour, de la signature de l’accord définitif de paix et de réconciliation et trois ans après la grande opération humanitaire» menée à travers une seconde Caravane humanitaire en direction des villes sous occupation. Et cela, en partenariat avec le Haut conseil islamique, la Croix Rouge et le Coren.

La cérémonie d’ouverture de cette assemblée générale extraordinaire a été rehaussée par la présence de nombreuses personnalités dont Malick Alhousseïni Maïga du Collectif des ressortissants du Nord (Coren), d’Adama N. Diarra du Fonds de solidarité nationale (Fsn) et du Dr. Hamady Traoré de l’Ong «Horizon Vert».

Le président Cissé n’a pas raté l’opportunité de partager les actions majeures du Collectif Cri de cœur en trois d’existence. Des actions reconnues comme d’une grande utilité par les partenaires et les autorités de la Républiques lors de la cérémonie d’ouverture présidée par Youssouf Diagne, Conseiller technique au ministère de la Solidarité, de l’Action humanitaire et de la Reconstruction des régions du Nord.

Après avoir félicité les responsables et adhérents du Collectif, les intervenants se sont appesantis sur le réconfort que ces actions ont apporté à des populations en détresse, presqu’abandonnées à leurs bourreaux, dans une période cruciale. «En tant qu’observateur privilégié et humanitaire, je suis fier des actes posés par le Collectif», a déclaré Adama N. Diarra, directeur du Fonds de solidarité nationale et aussi président d’honneur du Collectif Cri de cœur.

En encourageant l’organisation à persévérer sur le noble chemin de l’humanitaire, les intervenants ont balisé les pistes des futures interventions du Collectif. Naturellement, c’est un grand chantier qui va s’ouvrir dans le pays, notamment dans les régions du Nord, après la signature d’un accord définitif de paix et de réconciliation le 15 mai prochain. Accueillir les déplacés et des les réfugiés et créer les conditions de reprise de leurs activités est tout un défi en soi. Cela risque de prendre du temps, durant lequel il faut non seulement un accompagnement psychologique, mais aussi social et financier car certains ont tout perdu en quittant leur résidence.

Même si l’espoir doit être de mise, le chemin de la paix sera aussi jalonné de difficultés. Surtout que l’insécurité et la vulnérabilité glissent quotidiennement vers les femmes et les enfants. Cette situation interpelle donc les humanitaires, notamment Cri de cœur.

Un savoir-faire à faire prévaloir dans l’humanitaire

Comme conseillé par Adama N. Diarra, le Collectif doit profiter du vécu du terrain pour approcher les autorités, les partenaires techniques et financiers afin de mettre en avant son expérience, donc son savoir-faire, qui est un atout incontestable face aux nouveaux défis. Les responsables du Collectif sont conscients des nouveaux défis et surtout des enjeux du futur. D’où la convocation d’une assemblée générale extraordinaire pour évaluer les actions menées, baliser le chemin pour de nouveaux engagements et se repositionner sur d’autres fronts de consolidation de la paix en gestation. «Cette relance est un devoir vis-à-vis de nos populations… Les besoins sont énormes et nous devons nous préparer à continuer à combler leurs nombreuses et légitimes attentes», assure le président Almahady Moustapha Cissé.

Cette rencontre (assemblée générale extraordinaire) a donc permis au Collectif de s’inscrire dans la continuité des actions engagées, tout en s’accordant des possibilités d’ouverture, notamment vers le développement durable, permettant aux populations bénéficiaires de définitivement tourner la page des crises qui entravent le développement de leurs régions respectives, voire de leur pays, le Mali.

Ainsi le toilettage des textes (statuts et règlement intérieur) a permis à l’organisation humanitaire de se doter d’un nouveau Conseil d’administration et d’une Direction exécutive présidés (les deux instances de gestion) par Almahady Moustapha Cissé, reconduit pour un mandat de trois ans. Dans les jours à venir, le Conseil d’administration va valider le Plan d’actions 2015-2016.

Au sortir de cette assemblée générale extraordinaire, les participants ne cachaient pas leur satisfaction d’avoir impulsé une nouvelle dynamique à ce Collectif afin de lui permettre de consolider ses acquis et de faire face aux nouveaux défis de l’après-accord d’Alger.

Moussa BOLLY

Source: Le Reporter

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