Procès Sanogo : Déjà la polémique entre le PG et les avocats de la défense Par L'Indicateur du Renouveau
Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Les parents des victimes arrivent tous vêtus en blanc

Pour le parquet général de la Cour d’appel de Bamako, toutes les conditions juridiques et techniques pour le procès de l’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et autres sont réunies. Les avocats de l’ancien homme fort de Kati soutiennent le contraire. Explications.

C’est aujourd’hui  dans la salle Lamissa Bengaly de Sikasso que s’ouvre le procès du chef de l’ex junte et autres. Le jugement qui porte sur la disparition forcée de 21 bérets rouges sur fond de polémique entre le procureur général et les avocats de la défense.  Ces derniers dénoncent les conditions de la tenue du procès.  Samedi lors d’un point de presse à la Maison de la presse, Me Tiéssolo Konaré a indiqué que la convocation a été notifiée  à leur client le 11 novembre 2016 alors que la loi a prescrit un mois pour  notifier un tel procès à l’accusé.

Selon lui, l’article 271 du code pénal a été violé. Aussi, il a fait savoir que l’audience à Sikasso est foraine et non supplémentaire. Ce qui ne permet pas à l’avocat d’être en contact avec son client. A Me Konaré de dire que l’Etat a violé encore  l’article 283 en emmenant le procès à Sikasso. Aussi, selon Me Tiéssolo, le caractère des décisions de publicité juridique a été violé, car l’audience doit être publique.

A ses dires, les autorités judiciaires ont indiqué qu’il n’y a plus de places et de nombreuses personnes sont restées sans accréditation. Selon lui, si le droit est respecté, il n’y aura pas de procès à Sikasso, le 30 novembre 2016.

Quant à Me Issa Coulibaly, il a indiqué qu’il n’y a pas eu d’enquête préliminaire des témoins du général Sanogo. Il ajoutera que les dossiers des bérets rouges ouverts il y a plus d’une année n’ont pas encore atterri sur la table du procureur au niveau de la Cour d’appel.

Il dira  que les avocats de la défense de Sanogo veulent que le procès se passe mais s’opposent à un huis clos, car c’est un procès de droit commun.

Ces critiques sont battues en brèche par le parquet de Bamako. Hier au quotidien L’Essor,  le Procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Mamadou Lamine Coulibaly, a déclaré ceci : “Je vais être très clair et très affirmatif. Techniquement et juridiquement, toutes les conditions sont réunies pour le bon déroulement de ce procès. Toutes les formalités préalables obligatoires sont observées. Il s’agit notamment de la citation des accusés, du tirage au sort des assesseurs, de la notification de l’arrêt de mise en accusation des accusés, de la notification du procès-verbal de tirage, du dépôt des dossiers au greffe du tribunal du lieu où doit se tenir la session de la Cour d’assises. Toutes ces formalités sont observées sur le plan professionnel et juridique. Je peux vous assurer qu’on est fin prêt pour ouvrir ce procès”.

Les débats risquent d’être chauds ce matin entre les deux parties.

Rassemblés par Nabila Sogoba, envoyé spécial

Le procès d'Amadou Haya Sanogo, chef de l'ex-junte malienne poursuivi pour "assassinat et complicité d'assassinat" de militaires a été suspendu jusqu'au 2 décembre prochain à la demande de la défense, a-t-on appris mercredi au premier jour de son procès.

«J'attendais ce jour», dit le chef de l'ex-junte

C’est finalement dans une salle de spectacle que s’est ouvert le procès d’Amadou Haya Sanogo ce 30 novembre au matin au Mali. Le tribunal de Sikasso, à 380 kilomètres environ au sud de Bamako, était trop petit. Amadou Haya Sanogo est devant ses juges après une longue procédure et de multiples rebondissements. L'ancien chef de la junte, qui avait pris le pouvoir en 2012, qui avait renversé le président Amadou Toumani Touré, comme 17 autres co-accusés, il est poursuivi dans l'affaire des « Bérets rouges », ces soldats fidèles à l'ex chef de l'Etat qui avaient tenté un « contrecoup d'Etat ». Les corps d'une vingtaine d'entre eux ont été retrouvés dans un charnier. Le procès à peine ouvert, on a assisté à une passe d’armes entre le juge et l’accusé.

« Amadou Haya Sanogo », lance le président du tribunal. « Présent », répond l’intéressé... Alors Amadou Haya Sanogo avance à la barre. On voit d’abord son costume kaki, clair, chemise blanche, cravate. Ensuite on constate qu’il a un peu maigri, mais le regard d’Amadou Haya Sanogo est toujours vif.

« Je suis le général »

Il se présente : « Je suis le général de corps Amadou Haya Sanogo, l’ancien chef d’Etat du Mali ». Une partie de la salle applaudit, mais le procureur général bondit : « Vous n’êtes pas ici en tant que général. Dans l’arrêt de renvoi, vous êtes un citoyen malien et vous avez commis des crimes ». Un avocat de la défense prend la parole. Il réaffirme que Sanogo est bien général.

« On doit le juger »

Là, l’objectif de la défense est clair : il s'agit de démontrer que le tribunal ne peut pas juger Haya Sanogo alors que le ministère public, de son côté, tape du poing sur la table et dit, « on doit le juger avec ses autres co-accusés ». En ce mercredi 30 novembre à la mi-journée, on est donc en train de faire l’audition des accusés.

L'accès à la salle du procès se fait après une fouille, sous une sécurité renforcée autour du bâtiment avec la présence notamment de policiers et de la garde nationale, une unité de l'armée. « Le procès mettra le temps qu'il faut pour la manifestation de la vérité », a déclaré le procureur général, Mamadou Lamine Coulibaly, au début de l'audience.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

Politique

Image
REVUE DE LA PRESSE MALIENNE MALIGLOBE AFRICABLE
Cliquez ici pour voir la dernière revue ! Cliquez ici pour voir la dernière revue... ! Cliquez Ici pour voir la dernière vidéo du revue en direct  ! Cliquez Ici pour voir la vidéo du revue en direct  !
0 Commentaires
Image
L'APPEL DE BONN ou une réflexion originale sur le développement
  Préambule Surtout pas de plan Marshall pour l’Afrique ! Les 26 et 27 novembre 2016 se sont réunis, à Cologne, à l’occasion de « L’Appel de Bonn », 25 scientifiques, des professionnels de la coopération au développement,...
Lire la suite... 0 Commentaires
Nominations URGENT/CONSULAT DU MALI A PARIS/NOUVEAU CONSUL
  Voici l'EQUIPE QUI DIRIGERA désormais le consulat du Mali à Paris ainsi que celui à Lyon. Consul général au Consulat Général du Mali à Paris : Monsieur Moussa Kenneye KODIO, Magistrat- Consul général au Consulat Général du Mali à...
Lire la suite... 0 Commentaires
Image
Session supplémentaire de la Cour d’assises de Bamako en transport à Sikasso
30 novembre 2016 et jours suivants Constitué par le Procureur Général Rappel succinct des faits A la suite de la mutinerie au camp Soundiata Keita de Kati le 22 mars 2012, des militaires ses sont dirigés sur le Palais de...
Lire la suite... 0 Commentaires
KIOSQUE JOURNAUX
(Sélectionnez un journal pour afficher les articles)
Procès Sanogo : Déjà la polémique entre le PG et les avocats de la défense Par L'Indicateur du Renouveau
Les parents des victimes arrivent tous vêtus en blanc Pour le parquet général de la Cour d’appel de Bamako, toutes les conditions juridiques et techniques pour le procès de l’ex-capitaine Amadou Haya Sanogo et autres sont réunies. Les...
Lire la suite... 0 Commentaires
DECLARATION DE POLITIQUE GENERALE : DE MONSIEUR MODIBO KEITA, PREMIER MINISTRE, CHEF DU GOUVERNEMENT
Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Mesdames et Messieurs les Honorables Députés de l’Assemblée Nationale, Honorables Invités, Mesdames et Messieurs, Vous comprenez mon émotion mais aussi, tout l’honneur que je...
Lire la suite... 0 Commentaires
Image
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU MERCREDI 03 JUIN 2015
Le Conseil des Ministres s'est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 juin 2015 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA. Après examen des...
Lire la suite... 0 Commentaires

Restez connecté

You are here:   CommuniquésConseils des Ministres